
Le scrutin est clos, les voix sont comptées, les élus connus. Il reste pourtant l’étape qui donne à tout cela une existence juridique : le procès-verbal des élections du CSE. Tant qu’il n’est pas rédigé, signé et transmis, l’élection du comité social et économique n’est donc officielle pour personne d’autre que les personnes présentes dans la salle.
Beaucoup d’employeurs découvrent d’ailleurs à cette étape qu’il ne s’agit pas d’un document libre. Le code du travail impose en effet un formulaire homologué, un destinataire précis et un délai de quinze jours.
Nous détaillons donc ici quels formulaires Cerfa utiliser, ce qu’il faut y porter, à qui envoyer les procès-verbaux des élections du CSE et dans quels délais, puis ce que cette transmission déclenche.
En résumé :
Les élections professionnelles donnent lieu à deux procès-verbaux distincts, titulaires et suppléants, pour chaque collège et chaque tour.
Les formulaires Cerfa sont le 15822*04 pour les titulaires et le 15823*04 pour les suppléants, le 15248*06 étant réservé à la carence.
L’employeur transmet un exemplaire au prestataire du ministère du travail, le centre de traitement des élections professionnelles, dans les quinze jours suivant la tenue des élections (article R. 2314-22).
Une copie part par ailleurs aux organisations syndicales concernées, dans les meilleurs délais (article L. 2314-29).
La proclamation ouvre enfin quinze jours pour contester la régularité de l’élection.

Le procès-verbal des élections du CSE ne se rédige pas sur papier libre : le code du travail impose un formulaire homologué, un destinataire précis et un délai de quinze jours.
Ce que sont les PV des élections du CSE et ce qu’ils prouvent
Le procès-verbal des élections est l’acte qui constate le déroulement et le résultat du scrutin. Les PV des élections ne se contentent donc pas d’annoncer des noms. Le document retrace en effet le nombre d’inscrits, de votants, de bulletins blancs ou nuls, le nombre de listes présentées, les suffrages recueillis par chacune, puis l’attribution des sièges qui en découle. Autrement dit, il rend le calcul vérifiable par un tiers qui n’a pas assisté au dépouillement.
Cette fonction probatoire explique la place des PV des élections dans le dossier électoral. En cas de litige, le juge ne rejoue donc pas l’élection : il lit les procès-verbaux des élections professionnelles et les pièces annexes. Un décompte incohérent, un total de suffrages qui ne tombe pas juste, une signature manquante, et la contestation part avec un sérieux avantage.
Le procès-verbal sert par ailleurs bien au-delà de l’entreprise. Les résultats collectés alimentent ainsi la mesure de l’audience des organisations syndicales, qui détermine leur représentativité aux niveaux professionnel et national. Une entreprise qui ne transmet pas ses PV des élections du CSE retire donc ses suffrages de ce calcul national. Les représentants du personnel élus, eux, exercent bien leur mandat : l’oubli ne coûte rien en interne, il se voit au niveau national.
Le procès-verbal est la dernière pièce d’un processus qui commence bien avant le vote : notre guide de l’organisation des élections du CSE replace cette étape dans l’ensemble du cycle électoral, de l’information du personnel à la proclamation des résultats.
Deux types de PV des élections, et non un seul document
C’est la première surprise pour qui découvre les formulaires Cerfa : il n’existe pas un procès-verbal unique du scrutin. Les élections des membres du CSE se soldent au contraire par deux types de PV, un procès-verbal des titulaires et un procès-verbal des suppléants, sur deux formulaires différents. Chacun porte en effet son propre décompte, puisque les électeurs votent deux fois, sur deux listes distinctes.
Un procès-verbal par collège et par tour de scrutin
La logique se poursuit ensuite pour les collèges. Ainsi, une entreprise organisée en deux collèges électoraux, ouvriers et employés d’un côté, techniciens, agents de maîtrise et cadres de l’autre, établit un jeu de procès-verbaux pour chacun. De la même façon, un second tour donne lieu à ses propres documents : les résultats du premier tour restent acquis pour ce qu’ils ont produit, ils ne s’effacent pas.
En pratique, une élection à deux collèges qui va jusqu’au second tour peut donc produire huit procès-verbaux. Cela paraît lourd, mais chaque document répond à une question précise : quel corps électoral, quel tour, quel type de mandat. C’est aussi ce découpage qui permet au centre de traitement d’exploiter les résultats sans les interpréter.
Le cas particulier de la carence de candidatures
Lorsque, à l’inverse, aucun candidat ne se présente et qu’aucun siège n’est pourvu, le scrutin ne produit pas de PV d’élections mais un procès-verbal de carence, sur un formulaire dédié. Attention toutefois : ce formulaire ne couvre que la carence totale, pour tous les collèges. Une carence partielle, avec des élus proclamés et des sièges restés vacants, se mentionne au contraire sur les procès-verbaux d’élections ordinaires.
Cette distinction se joue à un formulaire près : notre article sur le PV de carence du CSE détaille les trois situations de carence et le document à établir pour chacune.
| Situation | Formulaire | Intitulé officiel |
|---|---|---|
| Élection des membres titulaires | Cerfa n° 15822*04 | Procès-verbal des élections au comité social et économique, membres titulaires |
| Élection des membres suppléants | Cerfa n° 15823*04 | Procès-verbal des élections au comité social et économique, membres suppléants |
| Aucun candidat, aucun siège pourvu | Cerfa n° 15248*06 | Procès-verbal de carence pour tous les collèges du comité social et économique |
Ces formulaires de PV des élections du CSE sont par ailleurs téléchargeables sur le site service-public.fr. Le millésime, ces deux chiffres après l’astérisque, change à chaque révision du modèle : vérifiez donc que vous partez de la version en cours avant de remplir quoi que ce soit.
Rédaction des PV des élections : qui écrit et qui signe
La rédaction revient d’abord au bureau de vote, pas à la direction. Les membres du bureau de vote, généralement le président et deux assesseurs désignés parmi les électeurs, constatent les opérations et arrêtent les chiffres. Le procès-verbal est ensuite signé par eux tous, à l’issue du dépouillement, avant toute proclamation des résultats.
L’employeur intervient à un autre titre. Il n’écrit donc pas le procès-verbal, mais il en assure ensuite la transmission et en conserve un exemplaire. Cette séparation des rôles n’est pas une formalité : elle explique qu’un dirigeant ne puisse pas rectifier seul un chiffre après coup, même de bonne foi. Toute correction suppose au contraire l’accord du bureau, mentionné au document.
Dans les entreprises d’au moins 11 salariés, où l’élection du comité social devient obligatoire, ce formalisme surprend souvent les équipes qui organisent leur premier scrutin. Un bureau de vote improvisé, sans désignation claire ni signature complète, fragilise pourtant l’ensemble du scrutin. Prenez donc quelques minutes, avant l’ouverture du vote, pour acter par écrit qui siège au bureau : c’est cette désignation qui rend l’élection du CSE défendable.
La rédaction revient au bureau de vote, pas à la direction. Désignez le président et les assesseurs par écrit avant l’ouverture du scrutin, et faites signer le procès-verbal à l’issue du dépouillement, avant toute proclamation des résultats.

Comment rédiger les PV des élections : les mentions du Cerfa
La rédaction des PV suit le formulaire homologué, qui guide le remplissage rubrique par rubrique. Ce guidage ne dispense évidemment pas de comprendre ce que chaque case attend, et c’est là que se logent la plupart des erreurs de saisie.
L’identification de l’établissement et du scrutin
La première partie identifie d’abord l’entreprise ou l’établissement : raison sociale, adresse, numéro SIRET, convention collective applicable, effectif. Elle précise ensuite la nature du scrutin, premier ou second tour, le collège concerné, la date et heure d’ouverture et de clôture du vote, ainsi que le nombre de sièges à pourvoir. Ces données paraissent anodines, mais elles conditionnent en pratique le rattachement de vos résultats à la bonne branche professionnelle.
Le SIRET mérite ensuite une attention particulière. Un numéro erroné, et les suffrages sont affectés à un autre établissement, voire à aucun. Le procès-verbal reste alors formellement valide dans l’entreprise, mais il devient inexploitable au niveau national.
Le décompte des voix et l’attribution des sièges
Vient ensuite le cœur du document. Il faut donc y porter le nombre d’électeurs inscrits, le nombre de votants, le nombre de bulletins nuls ou blancs, puis les suffrages valablement exprimés. Le calcul du quorum en découle par conséquent directement : au premier tour, l’élection des membres du CSE n’est acquise que si le quorum est atteint, c’est-à-dire si les suffrages exprimés représentent la moitié des électeurs inscrits.
La rédaction du procès-verbal détaille enfin la répartition des suffrages exprimés entre les listes présentées, puis l’attribution des sièges. Les résultats de l’élection y apparaissent liste par liste, et non sous forme de synthèse. Il s’agit d’un scrutin de liste avec représentation proportionnelle à la plus forte moyenne, organisé en deux tours, ce qui suppose de calculer un quotient électoral, d’attribuer les sièges de plein droit, puis de répartir les sièges restants. Reportez donc le détail de ce calcul, pas seulement son résultat.
Deux mentions régulièrement négligées dans les PV des élections
Deux points sont enfin régulièrement négligés. D’une part, les ratures portées sur les bulletins comptent dans les voix individuelles et modifient l’ordre d’élection au sein d’une liste. D’autre part, la proclamation des résultats doit mentionner nommément chaque élu, avec son collège et son mandat, titulaire ou suppléant. C’est elle qui officialise les résultats à l’intérieur de l’entreprise.
🗳️ Un décompte que personne ne peut contester
Le calcul des sièges se fait tout seul et reste vérifiable
Avec VCAST, le dépouillement est produit par la plateforme, quotient électoral et plus forte moyenne compris, et chaque électeur peut vérifier individuellement que son vote a bien été pris en compte. Le procès-verbal se remplit à partir de chiffres qu’aucune ressaisie manuelle n’a touchés.
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La transmission au centre de traitement des élections professionnelles peut se faire par voie postale ou par voie électronique. Dans ce second cas, le téléservice doit respecter le référentiel général de sécurité prévu par l’ordonnance du 8 décembre 2005.
Transmettre les PV des élections CSE au CTEP en quinze jours
C’est l’obligation que les entreprises oublient le plus souvent, et de loin. L’article R. 2314-22 du code du travail prévoit qu’un exemplaire du procès-verbal des élections au comité social et économique, ou du procès-verbal de carence, est transmis par l’employeur au prestataire agissant pour le compte du ministre chargé du travail, dans les quinze jours suivant la tenue de ces élections, au moyen d’un formulaire homologué.
Ce prestataire, c’est concrètement le centre de traitement des élections professionnelles, désigné partout par son sigle. Le CTEP joue le rôle de guichet unique de réception des procès-verbaux pour l’ensemble du territoire. Le délai de 15 jours court à compter de la tenue du scrutin, donc du dernier tour organisé, et non de la date à laquelle vous finalisez le dossier.
Papier, portail des élections professionnelles ou prestataire de vote
La transmission peut d’abord se faire par voie postale, sur le formulaire papier, ou par voie électronique. Dans ce second cas, le même article impose que le téléservice mis en place par le prestataire respecte le référentiel général de sécurité prévu par l’ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005. Concrètement, la voie dématérialisée passe par le portail des élections professionnelles du ministère du travail, ou par une solution de vote autorisée pour cette transmission.
VCAST est ainsi autorisé pour la transmission électronique des résultats au CTEP. Les procès-verbaux produits par la plateforme partent donc directement, sans ressaisie ni impression, ce qui supprime au passage le risque d’écart entre les chiffres du dépouillement et ceux du formulaire.
Inspection du travail ou CTEP : qui reçoit les PV des élections
Les données collectées servent à mesurer l’audience des organisations syndicales, branche par branche et au niveau national interprofessionnel. Cette mesure détermine par la suite quelles organisations sont représentatives, donc habilitées à négocier. Voilà pourquoi l’administration insiste autant sur la complétude des envois : chaque procès-verbal manquant est une entreprise absente du calcul.
Un point mérite toutefois d’être corrigé, tant on le lit encore. Le procès-verbal des élections du CSE ne s’adresse plus à l’inspection du travail : la réception est centralisée par le prestataire du ministère. L’inspection du travail reste en revanche destinataire du procès-verbal de carence, en application de l’article L. 2314-9. Envoyer le mauvais document au mauvais service ne vaut pas transmission.
Les autres destinataires du procès-verbal des élections
La transmission au CTEP ne solde cependant pas toutes les obligations. L’article L. 2314-29 prévoit en effet qu’après la proclamation des résultats, l’employeur transmet dans les meilleurs délais, par tout moyen, une copie des procès-verbaux aux organisations syndicales qui ont présenté des listes de candidats, ainsi qu’à celles ayant participé à la négociation du protocole d’accord préélectoral.
Notez la différence de régime : quinze jours pour l’administration, meilleurs délais pour les syndicats. Aucune durée chiffrée n’encadre en effet cette seconde transmission, ce qui n’autorise évidemment pas à la repousser d’un mois. En pratique, envoyez les copies dans la foulée de la proclamation, et gardez une preuve d’envoi.
Une troisième obligation, souvent oubliée, figure enfin au même article R. 2314-22 : la liste nominative des membres de chaque comité social et économique est affichée dans les locaux affectés au travail, avec leur emplacement de travail habituel et, le cas échéant, leur participation aux commissions. L’affichage n’est donc pas une courtoisie interne, c’est une règle.
Ces échéances s’emboîtent avec toutes les autres : notre rétroplanning des élections du CSE situe la rédaction du procès-verbal et sa transmission dans le calendrier complet, de J-90 à J+15.
🗳️ Transmission au CTEP
Vos résultats partent au ministère du travail sans ressaisie
VCAST est autorisé pour la transmission électronique des résultats au centre de traitement des élections professionnelles. Le procès-verbal est généré à partir du dépouillement réel, puis transmis dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 2314-22.
Parler de votre prochain scrutin →Ce que la proclamation des résultats de l’élection du CSE déclenche
Le procès-verbal ne clôt donc pas le processus électoral, il en ouvre au contraire la dernière phase. Les mandats des membres du comité social commencent à courir, pour quatre ans sauf accord réduisant cette durée, et les délais de contestation démarrent. L’entreprise revote donc tous les 4 ans.
L’article R. 2314-24 fixe par ailleurs ces délais avec précision. Une contestation portant sur la régularité de l’élection n’est recevable que si la requête est remise ou adressée dans les quinze jours suivant cette élection. Une contestation portant sur l’électorat obéit à un délai plus court encore, trois jours suivant la publication de la liste électorale. Ces délais se comptent donc en jours, pas en semaines.
Conservez pour cette raison l’ensemble du dossier électoral au même endroit : protocole, listes, émargements, procès-verbaux, preuves d’envoi. Si une requête est déposée, ces pièces sont examinées ensemble, et l’absence de l’une d’elles pèse plus lourd que son contenu.
Le sujet mérite un dossier à lui seul : notre article sur la contestation des élections du CSE détaille qui peut saisir le tribunal judiciaire, sur quels fondements et avec quelles conséquences sur les mandats.
Procès-verbaux signés, preuves d’envoi au CTEP, copies adressées aux organisations syndicales : conservez l’ensemble du dossier électoral au même endroit. En cas de requête devant le tribunal judiciaire, ces pièces sont examinées ensemble.

Les erreurs qui fragilisent les PV des élections du CSE
Certaines reviennent si souvent qu’elles méritent d’être listées. La première consiste ainsi à rédiger un document libre, sur papier à en-tête, au lieu du formulaire homologué prévu pour les élections professionnelles du CSE : la transmission au CTEP est alors refusée, et le délai continue de courir.
La deuxième erreur tient ensuite au décompte. Un total de suffrages exprimés supérieur au nombre de votants, un quorum calculé sur les votants plutôt que sur les inscrits, une liste de sièges qui ne correspond pas au protocole : ces incohérences sautent aux yeux d’un juge. Relisez donc les chiffres à deux personnes avant de signer les PV des élections.
La troisième porte sur les signatures. Un procès-verbal signé du seul président du bureau de vote, ou signé après la proclamation par des personnes qui n’ont pas assisté au dépouillement, perd sa valeur probante. Reste enfin le classique du genre, l’oubli pur et simple de la transmission, fréquent dans les entreprises qui organisent leur premier scrutin.
Vote électronique : un procès-verbal produit par la plateforme
Le vote électronique change la nature de cette étape. Les résultats ne sont en effet plus reconstitués à la main à partir de piles de bulletins : le système les calcule, permet de valider les résultats collège par collège, les horodate, et le procès-verbal se remplit à partir de données déjà consolidées. Le risque d’écart entre le dépouillement et le formulaire disparaît donc.
Encore faut-il toutefois pouvoir démontrer que ces chiffres sont justes. C’est le point sur lequel VCAST se distingue : la plateforme repose sur Belenios, un logiciel libre développé par des équipes du CNRS et d’Inria, dont le code est auditable et les fondements publiés dans des revues scientifiques. Concrètement, chaque électeur reçoit un moyen de vérifier individuellement que son bulletin figure bien dans l’urne, sans que son choix soit révélé. Le résultat, lui, est vérifiable par n’importe qui à partir des preuves publiées.
Autrement dit, le procès-verbal cesse d’être une déclaration sur l’honneur du bureau de vote pour devenir le report d’un calcul que chacun peut recontrôler. Pour un scrutin contesté, la différence est considérable.
Le recours au vote électronique se prépare en amont du scrutin : notre guide juridique du vote électronique pour le CSE détaille l’accord d’entreprise, le cahier des charges et les obligations techniques, et le protocole d’accord préélectoral fixe l’ordre dans lequel ces décisions doivent être prises.
Questions fréquentes sur le procès-verbal des élections du CSE
Rédiger le procès-verbal des élections du CSE
Deux formulaires distincts : le Cerfa n° 15822*04 pour les élections des membres titulaires et le Cerfa n° 15823*04 pour les membres suppléants. Le Cerfa n° 15248*06 est réservé au procès-verbal de carence pour tous les collèges. Ces modèles sont téléchargeables sur service-public.fr, et le millésime indiqué après l’astérisque change à chaque révision : vérifiez donc que vous partez bien de la version en vigueur.
Un jeu de deux procès-verbaux, titulaires et suppléants, par collège électoral et par tour de scrutin. Une entreprise à deux collèges qui organise un second tour peut ainsi produire huit documents. Chacun répond à une question précise : quel corps électoral, quel tour, quel type de mandat.
Les membres du bureau de vote, généralement le président et les assesseurs désignés parmi les électeurs, signent le document à l’issue du dépouillement, avant la proclamation des résultats. L’employeur ne rédige pas le document : il en assure la transmission et la conservation. Une signature manquante affaiblit fortement la valeur probante du PV en cas de contestation.
Transmettre le procès-verbal au CTEP
Un exemplaire part au prestataire agissant pour le compte du ministre chargé du travail, le centre de traitement des élections professionnelles (CTEP), en application de l’article R. 2314-22. Une copie est ensuite adressée aux organisations syndicales qui ont présenté des listes et à celles ayant participé à la négociation du protocole d’accord préélectoral, conformément à l’article L. 2314-29.
Quinze jours suivant la tenue des élections pour la transmission au CTEP, délai fixé par l’article R. 2314-22 et décompté à partir du scrutin, donc du dernier tour organisé. Pour les organisations syndicales, l’article L. 2314-29 impose une transmission dans les meilleurs délais, par tout moyen, sans durée chiffrée : en pratique, envoyez les copies dans la foulée de la proclamation et conservez une preuve d’envoi.
Non, pas pour un procès-verbal d’élections : la réception est centralisée par le prestataire du ministère du travail. L’inspection du travail reste en revanche destinataire du procès-verbal de carence, en application de l’article L. 2314-9. Envoyer le document au mauvais service ne vaut pas transmission et n’interrompt pas le délai.
Oui. L’article R. 2314-22 admet la voie électronique dès lors que le téléservice mis en place par le prestataire respecte le référentiel général de sécurité prévu par l’ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005. En pratique, la transmission dématérialisée passe par le portail des élections professionnelles du ministère du travail ou par une solution de vote autorisée pour cette transmission, ce qui est le cas de VCAST.
Après la proclamation des résultats
L’obligation posée par l’article R. 2314-22 n’est pas respectée, et les suffrages de l’entreprise sortent de la mesure d’audience des organisations syndicales. L’absence d’envoi fragilise par ailleurs la position de l’employeur en cas de litige électoral, puisqu’il ne peut pas justifier du dépôt des résultats. La régularisation reste possible, mais le délai de quinze jours, lui, est déjà passé.
Quinze jours suivant l’élection pour une contestation portant sur sa régularité, selon l’article R. 2314-24, et trois jours suivant la publication de la liste électorale pour une contestation portant sur l’électorat. Ces délais se comptent en jours : conservez l’ensemble du dossier électoral, protocole, listes, émargements et PV, au même endroit.
Oui. L’article R. 2314-22 prévoit que la liste nominative des membres de chaque comité social et économique est affichée dans les locaux affectés au travail, avec l’emplacement de travail habituel des élus et, le cas échéant, leur participation à une ou plusieurs commissions du comité. Cet affichage est une obligation, pas une simple information interne.
En résumé sur le procès-verbal des élections du CSE
Le procès-verbal des élections du CSE est le document qui rend le scrutin opposable. Il se rédige sur un formulaire homologué, le Cerfa 15822*04 pour les titulaires et le 15823*04 pour les suppléants, un jeu par collège et par tour, sous la responsabilité du bureau de vote.
L’employeur en transmet par la suite un exemplaire au CTEP dans les quinze jours suivant le scrutin, et une copie aux organisations syndicales concernées dans les meilleurs délais. La liste nominative des élus est ensuite affichée dans les locaux de travail, et le compte à rebours de la contestation démarre.
Si la perspective de reconstituer ces chiffres à la main vous inquiète, c’est justement le moment de regarder ce qu’un vote en ligne vérifiable change à la fin du processus. Nous vous montrons volontiers le déroulé complet d’une élection du CSE, du dépouillement à la transmission des résultats. La même exigence vaut d’ailleurs pour les assemblées : notre guide du procès-verbal d’assemblée générale traite du sujet pour les associations et les copropriétés.
🗳️ Votre prochaine élection du CSE
Du premier bulletin au procès-verbal transmis
Dépouillement automatique, vérifiabilité individuelle du vote, procès-verbaux générés et transmission au CTEP. Parlons de votre scrutin et de son calendrier.


